Éphémerides de Janvier
JUANA RAMÍREZ « LA AVANZADORA » 12 Janvier 1790
Juana Ramírez fut l'une de ces héroïnes qui combattirent lors de l'épopée de l'indépendance vénézuélienne. L'histoire raconte que, lors de la « Bataille des Goths » (Batalla de los Godos), cette femme courageuse dirigea un groupe de guerrières du côté des patriotes ; elle traversa le champ ennemi au milieu d'une fusillade, s'empara de l'épée d'un royaliste tombé au combat, l'éleva d'un geste libérateur et, dès cet instant, elle fut celle qui avançait toujours sur le champ de bataille.
Juana Ramírez, fille d'une esclave d'origine africaine, est née le 12 janvier 1790 à Chaguaramal, près de Maturín, dans l'actuel État de Monagas. On dit que son père était le général espagnol Andrés Rojas ou son frère José Francisco, membres de la famille qui possédait sa mère esclave. La petite Juana fut affranchie de l'esclavage et grandit sous la protection de Doña Teresa Ramírez de Valderrama, qui lui donna son nom de famille. Sa vie se déroula à Maturín où elle travaillait comme blanchisseuse avant de rejoindre l'armée patriote.
Le 25 mai 1813, Juana Ramírez affronta l'armée royaliste de Domingo Monteverde, aux côtés d'un groupe de femmes, dans la savane du « Alto de los Godos », à l'ouest de Maturín. Ce fut une bataille désavantageuse pour l'armée patriote, qui comptait à peine plus de 1 000 guerriers et guerrières face à une armée plus nombreuse commandée par Domingo Monteverde. Cependant, ils sortirent victorieux de l'affrontement.
Juana Ramírez fut surnommée « La Avanzadora » (Celle qui avance) pour avoir dirigé avec succès l'unité d'artillerie féminine située sur l'actuelle place Piar de Maturín. Elles étaient chargées d'approvisionner les canons, de détecter l'ennemi, de transporter les blessés vers des lieux sûrs pour les soigner, et de prendre soin des enfants et des personnes âgées.
Une fois la guerre terminée, Juana épousa un militaire patriote et eut une fille qui hérita de son esprit de liberté. Juana Ramírez mourut en 1856 à Guacharas, dans l'actuel État de Monagas. Sur le lieu de sa sépulture, on planta des cactus (cardones) ; en 1975, un sanctuaire y fut construit, lequel fut déclaré Sanctuaire Patriotique Régional en 1994. Sur l'avenue Bolívar de Maturín, un monument posthume lui rend hommage. Depuis le 23 octobre 2001, les restes symboliques de Juana Ramírez « La Avanzadora » reposent au Panthéon National de la ville de Caracas.
LE 24 JANVIER : JOURNÉE INTERNATIONALE DE L'ÉDUCATION
Le 24 janvier est célébrée la Journée internationale de l'éducation, une ressource qui offre aux enfants un chemin pour atteindre un avenir prometteur. L'éducation est un droit humain consacré par la Déclaration universelle des droits de l'homme ; c'est un bien public et une responsabilité collective.
La Journée internationale de l'éducation a été proclamée par l'Assemblée générale des Nations Unies (ONU) en 2018 pour célébrer le rôle que joue l'éducation dans la paix et le développement. L'éducation est la base d'une société juste, égalitaire et autosuffisante. Elle augmente la productivité des individus et, par conséquent, le potentiel de croissance économique.
Elle aide à éradiquer la pauvreté et la faim, contribue à améliorer la santé, promeut l'égalité des genres et réduit les inégalités. En somme, elle forme les générations futures en forgeant de meilleurs citoyens.
Le droit à l'éducation est un droit humain.
À cet égard, l'Objectif de Développement Durable n°4 établit une éducation inclusive, équitable et de qualité. Son but est de garantir que la population enfantine ait accès à une éducation primaire et secondaire gratuite d'ici l'an 2030. De même, elle encourage l'égalité d'accès à la formation professionnelle, l'élimination des inégalités de genre et de richesse, tout en parvenant à un accès universel à une éducation supérieure de qualité.
30 JANVIER : JOURNÉE SCOLAIRE DE LA PAIX ET DE LA NON-VIOLENCE
La Journée Scolaire de la Non-Violence et de la Paix est née d'une initiative non gouvernementale, indépendante et volontaire, dont l'objectif principal est de promouvoir et de renforcer l'éducation à la tolérance, à la solidarité et au respect des droits de l'homme pour tous.
Cette journée est reconnue par l'UNESCO depuis 1993. Elle est l'occasion d'encourager la coexistence et la résolution de conflits au sein des écoles. L'une des problématiques majeures que l'on tente d'éradiquer est le harcèlement scolaire (ou bullying).
Selon un rapport de l'UNESCO (Behind the numbers: ending school violence and bullying), le harcèlement scolaire touche un élève sur trois dans le monde. La proportion d'élèves affectés par la violence physique est similaire.
Dans notre pays, le système éducatif, y compris l'éducation de base, fait face à une désinstitutionalisation marquée. À cela s'ajoutent de multiples lacunes dans les programmes d'études, une infrastructure détériorée sans services adéquats, ainsi qu'un manque de ressources et d'assistance sociale pour les élèves et les enseignants. Dans ce contexte encore plus difficile, l'urgence éducative aggrave davantage la situation des élèves qui souffrent de harcèlement scolaire et vivent dans des environnements précaires, nécessitant assistance et protection.